Hotels design,Tarifs Low Cost

L’hôtel Qbic. Au tarif d’un Formule 1, cet hôtel automatisé fait n carton avec son module cubi tout intégré. Face à la crise et aux nouveaux codes urbains, les hôtels design affichent de plus en plus des tarifs low cost. Cette tendance gagne pour l’instant les rands aéroports et les capitales. Gros plan, à travers l’Europe, sur ces chambres avec vue sur les dernières tendances.

Des hôtels design à moinsde 80 euros la nuit… Plutôt rare voici quelques années. Signe des temps, ces établissements branchés font désormais fureur en alignant leurs tarifs sur ceux es hôtels classiques. On les trouve à deux pas des aéroports internationaux et en périphérie des centres urbains. A Paris, c’est Serge Trigano qui a créé l’événement en installant un hôtel de luxe, décoré par Starck, au coeur du quartier de la Goutte d’Or dans le 20ème arrondissement. Le premier prix d’une chambre au Mama Shelter débute à partir de 79 euros la nuit. Compte tenu des services roposés par l’hôtel et de son affluence, à Paris, c’est une performance.

Face au succès, ce concept va d’ailleurs s’exporter à Lyon et Marseille. Après les transports aériens, le low cost touche donc l’hôtellerie. Pour quelques centaines d’euros, voilà qu’un week-end tout compris à Lisbonne ou Zurichs’offre à vous. La crise accélère ce processus de baisse des prix dans la plupart des grands hôtels. Le site Splendia propose ainsi des nuits à moins de 100 euros dans des établissements jusqu’à alors inaccessibles à ce tarif. “Cette stratégie consiste à faire face à la récession économique en permettant aux voyageurs de séjourner dans ce type d’hôtel sans se ruiner” avoue la société qui bénéficie à plein du rush de petits malins dénichant à petit prix des chambres dans des hôtels de luxe.

Le design, lui aussi, se mondialise. Les codes urbains deviennent les mêmes à Barcelone et New-York. Là où une table basse d’un designer danois valait dix fois plus, dans les années 80, qu’une table basse de base, l’on trouve aujourd’hui du mobilier signé dans les grandes surfaces… Cet engouement pour la decoration et le design low cost s’incarne par son accessibilité consumériste.

La fin d’un schéma estampillé luxe? Beaucoup de designers profitent en tous cas de cet engouement. Dans une tribune, Gilles Deléris, président de l’Association Design Communication voit même dans la crise un moyen de sortir des sophismes du design : “Penser design, c’est imaginer demain. Moins de matériaux, plus de performance, moins de confusion, plus de clarté, moins de signes, plus de sens.

Le design, depuis Mies Van Der Rohe, défend une esthétique de la raison et de l’économie de moyen qui relève aussi de la responsabilité sociale. Dire que cela est d’actualité est un doux euphémisme”. On veut y croire.

Qbichotels.com

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